On entre par le jardin et on ressort par le salon. Entre les deux, rien ni personne ne vous croise.
On ne pousse pas une porte sur la rue : on remonte une allée. C’est une trentaine de mètres, et elles servent à quelque chose — le temps d’arriver au bout, on a généralement cessé de penser à la journée qu’on vient de quitter.
Aux beaux jours, la terrasse couverte au fond du jardin prolonge le salon : c’est là que finit la plupart des séances d’été.
Une grande baie donne sur le jardin. C’est ici qu’on vous sert le thé à la menthe en arrivant, et c’est ici qu’on revient à la fin, en peignoir, pour la demi-heure qui compte autant que le reste.
Thés, tisanes et boissons fraîches sont à disposition pendant toute la durée de votre privatisation.
Coiffeuse, miroir, sèche-cheveux, prises. Un détail prosaïque, mais c’est celui qui fait la différence entre partir en vitesse et partir en ayant pris son temps — surtout quand on est plusieurs.
Casiers et patères pour les affaires, à l’écart de la vapeur.
Des transats en bois, juste devant la porte de la vapeur. On y passe entre deux passages, le temps que le corps redescende, avant d’y retourner.
C’est aussi d’ici qu’on surveille le rhassoul en train de sécher, ce qui est plus drôle à plusieurs.

Cinquième espace
La salle de vapeur
Pierre claire au sol et aux murs, banquettes chauffantes en L, robinetterie en laiton brossé, douche de pluie. La vapeur est produite en continu : elle ne retombe pas quand on ouvre la porte, ce qui compte quand on entre et sort plusieurs fois.
La pièce accueille confortablement six personnes assises. Au-delà, ce ne serait plus un hammam privatisé — ce serait un hammam.

Choisissez une date et un créneau. Nous confirmons sous vingt-quatre heures.